Actualités du CSFL

Retrouvez toute l’actualités du Centre de Sauvegarde de la Faune Lorraine

Inoffensive, la couleuvre à collier

Inoffensive, la couleuvre à collier

Inoffensive, la couleuvre à collier
Pas de panique ! La vue d’un serpent peut occasionner des frissons ou des peurs à certaines personnes. Pourtant, il n’y a pas de crainte à avoir. Les morsures sont rares.
Dans notre région, la couleuvre à collier est le serpent le plus commun. Elle affectionne les lieux humides où elle va chercher ses proies comme les grenouilles ou autres amphibiens et parfois des micro mammifères pour les femelles qui sont plus grandes et peuvent atteindre les 1,50 m de long. Remarquez sa pupille bien ronde, signe distinctif des couleuvres.
Il est possible de la rencontrer dans nos jardins mais elle cherchera à fuir si elle détecte notre présence.
Pour se cacher et déposer sa ponte, elle cherchera des tas de feuilles, de compost.
Les routes et la destruction des biotopes sont les plus grands dangers pour la survie de cette espèce.
Une personne nous a apporté cette couleuvre trouvée dans son jardin et qu’elle pensait être une espèce exotique.
Nous l’avons relâché dans un milieu favorable.
Comme tous les serpents en France Métropolitaine, l’espèce est protégée.
Jeunes animaux en soins

Jeunes animaux en soins

Jeunes animaux en soins
Nous sommes en pleine période d’accueils de jeunes animaux blessés ou en détresse.
Pour l’équipe de soins, cela demande plus de ressources et de temps pour nourrir tous ces jeunes surtout non sevrés. Nous devons donc nous substituer aux parents et les nourrir un à un. Et il faut renouveler l’opération toutes les 2 à 3 heures en fonction des individus et des espèces.
Pour les jeunes mammifères comme les Hérissons ou les Écureuils, nous devons préparer plusieurs tournées de biberons dans la journée.
Cela demande une organisation rigoureuse.
Vous comprenez pourquoi il nous est difficile actuellement de répondre à tous les appels téléphoniques, mails ou messages….
Faucon crécerelle : une émancipation non sans risque

Faucon crécerelle : une émancipation non sans risque

Faucon crécerelle : une émancipation non sans risque
C’est le rififi chez les Faucons crécerelles. Les jeunes ont bien grandi et l’heure des premiers envols est arrivée.
L’apport de nourriture par les parents est toujours un moment sous haute tension. Car il faut être le premier pour obtenir les meilleures becquées. Alors les plus âgés « jouent des ailes » pour être les premiers nourris. L’excitation est alors à son comble et les bousculades peuvent précipiter certains individus hors du nid.
Le Faucon crécerelle ne construit pas de nid mais en occupe d’anciens de corneilles dans les arbres ou pylônes électriques. Il affectionne aussi les anciens bâtiments et peut occuper des nichoirs mis à sa disposition.
Les périodes de canicules ou épisodes orageux sont également des facteurs de chute prématurée car la chaleur incite les jeunes faucons à rechercher l’air frais et les vents violents peuvent détruire les nids.
Les premiers vols ne sont pas sans risque et les jeunes oiseaux se retrouvent parfois dans des situations cocasses ou très embarrassantes.
Depuis le début de Juin, nous avons déjà recueilli 15 individus que nous allons soigner, élever et relâcher dans les prochaines semaines.
Si vous découvrez un jeune faucon crécerelle à terre, contactez nous rapidement. Nous analyserons la situation avec vous et étudierons la meilleure solution
Juin : Regain d’activité !

Juin : Regain d’activité !

Juin : Regain d’activité !
La saison « haute » vient de débuter au centre de soins. C’est la période des jeunes animaux en détresse. Chutes des nids, dérangements, prédations chats et chiens, phénomènes météorologiques exceptionnels, …
Les appels téléphoniques se font de plus en plus nombreux ainsi que les prises de contact par mail et autres messages sur les réseaux sociaux.
Mais la priorité est donnée à la « nurserie » avec toutes ces becquées et biberons à donner. Et ils savent faire du bruit pour nous le rappeler 🙂
De plus, il faut gérer les accueils avec des pathologies et symptômes tous différents, nettoyer les éleveuses, assurer la nourriture, entretenir les volières, …
Mais, nous faisons notre maximum pour répondre au mieux et surtout au plus vite.
Merci de votre compréhension
Vent de panique chez le Busard Cendré

Vent de panique chez le Busard Cendré

Vent de panique chez le Busard Cendré
Nous prospectons le secteur du Pays Haut (54) à la recherche de couples de Busard Cendré. Ce rapace niche à terre et recherche des cultures assez hautes mi-mai pour y déposer sa ponte, généralement 4 oeufs à même le sol, dans un nid d’herbes et de brindilles.
Nous avons constaté cette année sur le territoire la présence de nombreuses parcelles en triticale et seigle destinées aux usines de méthanisation pour la production de gaz (Biogaz).
Ces cultures d’hiver ont l’avantage d’être plus denses et plus hautes que l’escourgeon et le blé.
Elles sont donc plus attractives !
Malheureusement, elles sont ensilées à un stade immature, encore bien vertes, à l’époque de la ponte et de la couvaison. Elles laisseront place ensuite à une autre culture.
Sans protection, le nid sera donc détruit.
Cette nouvelle menace pourrait mettre à mal plus de 40 ans de protection de l’espèce sur ce secteur et en Lorraine.
Lors de l’ensilage de la parcelle, si un rapace de couleur brunâtre s’envole de la végétation , toujours sur pied, devant la machine alors vous êtes en présence d’un nid de Busard Cendré.
La première démarche est laisser un carré de végétation tout autour. Ensuite, prendre contact avec nous par téléphone (0970573030) ou par mail à contact@csfl.fr en indiquant un numéro de téléphone. Nous vous rappellerons très rapidement.
Merci de votre coopération.
Campagne 2021 : protection des nids en danger lors des moissons

Campagne 2021 : protection des nids en danger lors des moissons

Le Busard Cendré est de retour de sa zone d’hivernage en Afrique, après avoir traversé le Sahara, affronté les tempêtes de sable et survolé mer et montagnes.
Il retrouve notre région pour venir s’y reproduire avec cette spécificité de nicher au sol. Plus dans les marais ou les friches d’antan. Mais dans les parcelles céréalières d’hiver comme l’orge (escourgeon) et blé, très rarement le colza.
La femelle va pondre entre 3 et 4 œufs dans un simple nid composé d’herbes sèches à même le sol, courant mai voire début juin. Il faut compter plus de 2 mois entre la couvaison et l’envol de la nichée.
Les moissons d’orge débutent aux environs de fin juin à début juillet (en fonction des conditions climatiques) et dans la dernière décade de juillet pour les blés.
Ces travaux des champs peuvent donc détruire tous les jeunes, incapables de voler…
Heureusement, nous prospectons le vaste territoire des cantons d’Etain, Spincourt et Fresnes en Woëvre, pour la Meuse et le Pays Haut pour la Meurthe et Moselle, dès le signalement de la présence du Busard Cendré, soit par des observations, soit par les agriculteurs eux mêmes.
Notre travail va alors consister à suivre l’évolution du site et du couple nicheur ainsi qu’à la recherche et à la prise de contact avec le propriétaire du champ pour lui exposer la situation et lui proposer la pose d’une cage grillagée. Il la contournera lors de la moisson de la parcelle. Toute la nichée sera ainsi sauvée.
Mais, nous menons également une action complémentaire avec le recueil et le soin de jeunes trouvés en détresse ou blessés sur l’ensemble de la Lorraine. Nous permettons ainsi de donner une nouvelle chance à ces oiseaux .
Si vous souhaitez découvrir le Busard Cendré, nous faire part d’observations ou nous signaler un nid dans une parcelle sur nos secteurs, vous pouvez nous contacter par mail : busard@csfl.fr
D’avance merci
Jeunes lièvres : trop souvent recueillis à tort

Jeunes lièvres : trop souvent recueillis à tort

Le Lièvre d’Europe est un mammifère bien présent dans nos campagnes et bien connu de tous. A ne pas confondre avec le lapin de garenne tout de même. Ce dernier creuse des terriers alors que le lièvre choisit une légère dépression du sol pour mettre naissance entre 2 et 4 jeunes. Ils seront tous placés à distance l’un de l’autre pour limiter les risques de prédation.
La femelle, appelée hase, viendra les alimenter à la nuit tombée.
Ils ne sont donc aucunement perdus. Trouver un jeune lièvre (levraut) seul en pleine journée n’est donc pas anormal. Leur pelage permet de bien se camoufler dans la végétation.
Chaque année, nous devons faire face à des accueils non nécessaires.
Alors, si d’aventure, vous débusquez un levraut, la meilleure attitude est de s’éloigner au plus vite du secteur.
Pensez également à tenir vos chiens en laisse.
En cas de doute, contactez toujours un centre de sauvegarde. Nous vous conseillerons.
Pour la région Grand-Est, la liste des centres ci-dessous :
Pour le Nord du Bas Rhin et l’Est de la Moselle, contactez le GORNA au 03 88 01 48 00
Pour le Sud du Bas Rhin et le Haut Rhin, contactez la LPO Alsace au 03 88 04 42 12
Pour la Moselle, la Meurthe et Moselle, les Vosges et la Meuse, contactez le CSFL au 09 70 57 30 30
Pour la Champagne- Ardenne, contactez le CPIE Sud Champagne au 03 25 92 56 02
Respectons les faons

Respectons les faons

Chaque printemps, les centres de soins lancent le même message : « Ne touchez pas les faons ! »
Et pour la bonne raison que ceux-ci vont passer leurs premières semaines, à l’abri de la végétation. Ils ne sont pas abandonnés par leurs mères. Elles ne sont jamais très loin.
Dame Nature les protège en leur offrant un pelage qui les camoufle dans la végétation et surtout qui ne dégage aucune odeur. Ils sont alors à l’abri de tous les prédateurs.
Le danger vient des humains !
La vue d’un faon va susciter un élan d’empathie et un reflex de protection, reconnu comme le Syndrome de Bambi.
Penser que l’animal est en danger et l’emmener à un centre de soins est une grave erreur d’appréciation et peut condamner l’animal.
Alors, que faire ?
Premièrement, quittez les lieux rapidement afin de ne pas affoler le jeune faon et sa mère qui doit être dans les parages.
Ensuite, contactez le centre de soins le plus proche de chez vous afin de prendre conseils si vous avez des doutes ou des questions :
Pour le Grand Est :
Pour le Nord du Bas Rhin et l’Est de la Moselle,
contactez le GORNA au 03 88 01 48 00
Pour le Sud du Bas Rhin et le Haut Rhin,
contactez la LPO Alsace au 03 88 04 42 12
Pour la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, les Vosges et la Meuse,
contactez le CSFL au 09 70 57 30 30
Pour la Champagne-Ardenne,
contactez le CPIE Sud Champagne au 03 25 92 56 02
Charlie Hebdo parle des CDS et du CSFL

Charlie Hebdo parle des CDS et du CSFL

Le Réseau des centres de soins a été interviewé par Charlie Hebdo. Le CSFL est membre fondateur du Réseau et nous avons pu évoquer le situation à ce jour de la grande majorité des centres en France. Nous sommes reconnus d’intérêt général et pourtant nous n’avons aucune aide de l’Etat à ce jour. La situation devient très précaire pour les salariés qui doivent faire un maximum de tâches avec peu de moyens.

Nous avons fait quelques propositions au Ministère de la Transition Ecologique.

Nous espérons un retour favorable

NDLR : une virgule s’est mal interposée dans la proposition de taxe sur les croquettes car il s’agit en réalité de 0,05 € (5 centimes) et non 0,50 €

Merci à Allain Bougrain-Dubourg pour ce bel article

https://charliehebdo.fr/2021/04/ecologie/sos-faune-sauvage-en-detresse/

 

Notre stock d’essuie-tout est au plus bas

Notre stock d’essuie-tout est au plus bas

La saison de nidification va battre son plein dans les prochaines semaines et nous sommes à la recherche de rouleaux d’essuie-tout.

Ils nous sont indispensables comme litière pour les oiseaux car nous devons en changer très fréquemment. Après chaque nourrissage, les oisillons ont ce réflexe de tout évacuer…

L’avantage du papier essuie-tout est de ne pas se prendre dans les griffes des pattes des oiseaux !

Il nous sert également pour tous les travaux de nettoyage et de désinfection des locaux et du matériel d’élevage.

La saison 2021 va démarrer

La saison 2021 va démarrer

La saison 2021 va démarrer
Aujourd’hui pas de photos d’animaux blessés ou en détresse mais une belle image d’énergie positive !
Car l’équipe de soins peut compter sur le renfort de nombreux bénévoles pour mener à bien ses missions. D’ici quelques jours, l’activité va reprendre de plus belle avec la phase des naissances qui a débuté et qui va s’intensifier. La prise en charge des jeunes animaux en détresse demande plus d’efforts et de travail.
Vous avez du temps libre dans les prochains jours ou prochaines semaines, vous souhaitez vous investir dans la protection animale ?
Alors, venez positiver votre énergie et rejoignez l’équipe des bénévoles du CSFL !
Contactez, par mail ou par téléphone, Méganne qui vous proposera un RDV pour vous faire découvrir les attentes du centre de soins et vous expliquer les tâches à accomplir.
09.70.57.30.30 ou meganne.vogt@csfl.fr
Le Busard Saint Martin retrouve les grands espaces

Le Busard Saint Martin retrouve les grands espaces

Le Busard Saint Martin retrouve les grands espaces
Nous avons accueilli ce jeune mâle Busard Saint Martin mi-janvier. Il avait été trouvé blessé dans les champs, victime d’une méchante luxation à l’aile. Probablement une collision avec un véhicule…
L’équipe de soins a réussi, après 63 jours de suivi et de rééducation en volière, à le rendre apte à revoler de nouveau.
Alors en ce début de printemps, il est grand temps de lui permettre de retrouver les grands espaces.
Le Busard Saint Martin, après un dernier échange visuel (ses yeux jaunes sont magnifiques !), est parti d’une traite et a retrouvé ses sensations de jouer avec le vent.
C’est une belle victoire pour le CSFL qui se spécialise dans le suivi et la conservation de ces magnifiques rapaces que sont les Busards, notamment le Busard Cendré.
Le Busard Saint Martin est plutôt un visiteur hivernal en Lorraine. La nidification y est plutôt occasionnelle.
Alors, bon vent à lui !
Nous recherchons des Services Civiques

Nous recherchons des Services Civiques

Vous avez entre 18 et 25 ans ?
Vous souhaitez œuvrer à la préservation de la biodiversité ?
Nous proposons plusieurs postes en Service Civique pour une mission de 7 mois à partir du 1 Avril 2021 au centre de sauvegarde à Valleroy (54910) :
Pour postuler, retrouvez notre offre sur la plateforme du Service Civique :
PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ ET SENSIBILISATION À LA VIE SAUVAGE
Rififi chez les cygnes

Rififi chez les cygnes

Les derniers jours avaient un avant goût de printemps. La Nature s’y prépare et cela se traduit par une effervescence d’énergie : la conquête d’un territoire. Les grues cendrées ont entamé leur migration vers leurs sites de reproduction et dans nos contrées, les oiseaux commencent à chanter et à défendre un futur emplacement de nidification.

Les cygnes, eux,  ont passé l’hiver en groupe, en famille mais à l’approche des beaux jours, l’oiseau devient plus territorial et va chasser tous ses concurrents.

Nous pouvons alors  observer de nombreux vols de cygnes en quête de nouveaux territoires. 

Mais non sans risques pour cet oiseau au vol lourd car il doit affronter les nombreuses infrastructures humaines (câbles électriques, pylônes, …) et sous certaines conditions brumeuses, le danger des routes. La réverbération du bitume avec les gouttelettes de brouillard donnent un reflet d’eau et le cygne se fait piéger en s’y posant, en pensant y trouver une étendue d’eau… 

Ces derniers jours, nous avons été sollicités par de nombreux appels et nous accueilli quelques cygnes blessés. Mais parfois, les collisions leur sont fatales.

Rapace  = espèce protégée

Rapace  = espèce protégée

Rapace  = espèce protégée

Nous avons accueilli une Buse Variable très affaiblie et surtout présentant des signes de fracture. L’oiseau a été trouvé dans les environs de Nettancourt (55).

Le rapace est examiné rapidement par notre équipe et une radiographie est nécessaire pour évaluer la gravité des blessures. Outre, la mise en avant d’une double fracture, le contrôle rend visible la présence d’un plomb !

La Buse Variable a été braconnée, victime d’un tir !!!!

Cet acte intentionnel et condamnable (tous les rapaces sont protégées depuis pratiquement un demi siècle ) démontre encore les vieilles rancœurs que certaines personnes ont encore à l’égard de cette famille d’oiseaux. 

Pourtant, la Buse Variable ne se nourrit exclusivement que de petits rongeurs mais aussi de vers de terre, d’insectes et parfois de cadavres d’animaux, victimes de collisions routières.

Nous allons déposer plainte pour tir d’espèce protégée.

Elle est encore en vie et nous espérons pouvoir la soigner et la relâcher. Nous allons devoir assumer tous ces frais et nous souhaiterions que ceux-ci incombent à l’auteur de cette infraction.

Pour information, la destruction d’une espèce protégée est passible d’une amende pouvant s’élever à 150 000€ et de 3 ans d’emprisonnement

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