Soigner et relâcher les animaux sauvages en détresse

Actualités du Centre de Sauvegarde de la Faune Lorraine

La luminosité augmente de jour en jour maintenant et il nous faut nous préparer à anticiper une recrudescence des accueils.

Nous recherchons 4 Services Civiques pour des missions de 8 et 9 mois à partir du mois de Mars pour venir porter main forte à l’équipe de soins sur notre site de Valleroy (54)

Les missions définies sont :

– Participation au nourrissage, l’entretien et les soins des diverses espèces accueillies .

– Participation à l’entretien des locaux et des structures .

– Suivi des animaux relâchés par émancipation progressive.

– Participation aux activités annexes de l’association (tenue de stand, rédaction d’outils de communication,…).

– Contribuer à la réflexion et à la mise en place de projets de sensibilisation du public au travers d’animations .

Un centre de sauvegarde se doit de se conformer à des normes sanitaires et vétérinaires draconiennes.

Dans ce cadre, nous privilégions des aptitudes à travailler en équipe et à respecter un règlement intérieur strict.

Vous êtes intéressé(e) à vivre cette expérience hors du commun ?

Alors vous pouvez postuler directement sur le site du Service Civique :

https://www.service-civique.gouv.fr/missions/preservation-de-la-biodiversite-et-sensibilisation-a-la-sauvegarde-de-la-faune-sauvage-1

Ou contactez nous par mail à : contact@csfl.fr

L’équipe CSFL

Cet Épervier d’Europe femelle est entrée au centre de soins le 5 Décembre dernier, victime d’une collision.

Il est certain que cet oiseau serait mort de sa blessure dans la nature.

Heureusement, une personne bienveillante a croisé « son chemin », s’est souciée de son triste état et a contacté le centre de sauvegarde.

Christelle, bénévole, a relâché l’oiseau ce matin après 39 jours de traitements et de rééducation.

« Merci » nous dit elle, heureuse et émue d’avoir pu rendre à la nature ce rapace qu’elle a pu côtoyer durant ses venues au centre.

L’Epervier s’est ensuite posé sur un arbre et est resté quelques minutes à observer l’équipe qui venait de le relâcher. Un « merci » de sa part ? 🙂

L’oiseau a repris son envol et est parti retrouver la forêt toute proche, sous les cris d’alarme des oiseaux qui avaient aperçu sa silhouette.

Le rapace a ainsi retrouvé sa place dans le milieu naturel et continuera à jouer son rôle dans le maintien de la biodiversité !

Et nous participons à la conservation des populations pour les générations futures

9 mois comme Service Civique au CSFL !

Un long parcours qui t’as permis de découvrir les coulisses d’un centre de sauvegarde de la faune sauvage.

Tu es arrivée avec une expérience de soigneuse animalière dans différents parcs zoologiques.

Aujourd’hui, tu souhaites t’investir dans un centre de sauvegarde pour mettre tes compétences au profit de la conservation de la biodiversité.

Nous avons pu découvrir et apprécier ta curiosité et ta volonté d’apprendre à reconnaître la faune locale (97 espèces différentes en 2018…), tes qualités relationnelles pour intégrer et travailler en équipe, former des bénévoles et stagiaires, ta pédagogie pour renseigner le public lors des appels téléphoniques ou lors des accueils, ta disponibilité pour porter main forte à l’équipe lors des pics d’activité et ton courage pour les nombreuses et diverses tâches que tu as pu accomplir avec bonne humeur.

Merci pour tout ce que tu nous as apporté !

Bon chemin à toi

Toute l’équipe du CSFL

Nous restons bien sûr mobilisés durant cette période festive.

Afin de gérer au mieux notre organisation, pensez à nous téléphoner en cas de découverte d’un animal blessé ou en difficulté au 09 70 57 30 30, pour les départements 54, 55, 57 et 88.

Un grand merci à l’équipe de soins et aux bénévoles qui assurent les permanences et qui continuent bien sûr à s’occuper des animaux en soins.

Bonnes fêtes de fin d’année !

L’équipe du CSFL

Nous sommes habitués à distribuer de la nourriture dans les mangeoires en hiver pour aider les oiseaux.

Mais c’est aussi la bonne saison pour installer des nichoirs.

Vous avez certainement observé les mésanges explorer toutes les cavités de votre jardin. Elles sont à la recherche d’insectes cachés mais c’est aussi l’occasion de trouver un coin tranquille pour y passer la nuit ou s’abriter pendant une période de mauvais temps.

Nos habitations modernes ne leur offrent plus de cachettes.

En plaçant des nichoirs dans vos haies ou sur des arbres, abris de jardin, … vous offrirez aux oiseaux des abris hivernaux dans lesquels ils pourront se réchauffer pendant les périodes de grand froid. De plus, ils seront certainement choisis au printemps pour y établir leurs nids.

Alors, qu’ils soient en bois ou en béton de bois, installez des nichoirs avec différentes ouvertures pour pouvoir accueillir plusieurs espèces.

Un trou cylindrique de 26-28 mm attirera les petites mésanges et troglodytes

Un trou cylindrique de 32 mm sera idéal pour les mésanges charbonnières, moineaux,…

Une demi ouverture favorisera les rouge queues noirs et autre rouge-gorges

Et surtout une hauteur d’installation minimale de 2 m sera à respecter avec une orientation Sud Est.

Pour les jardins avec des chats, des nichoirs à balcon ou à trous multiples seront recommandés.

Pour tout conseil, contactez nous au 09 70 57 30 30 ou par mail à contact@csfl.fr

Elle est belle Tyto Alba, nom latin de la Chouette Effraie. Alba comme blanche d’où aussi son surnom de Dame Blanche.

Elle vit dans nos villages ou leurs alentours proches mais pas en pleine forêt. Pour nicher, elle cherche une cavité dans une grange, un bâtiment ou un clocher, pour peu qu’il ne soit pas grillagé.

Alors pourquoi Effraie ? Qu’a t-elle d’effrayant ? Elle a pourtant un disque facial en forme de cœur (qui fait fonction de parabole afin de mieux percevoir et localiser dans la nuit les mouvements et cris des petits rongeurs..).

Mais ce sont Ses cris qui peuvent nous surprendre 🙂 En effet, elle peut émettre un chuintement strident et déchirant lors d’un vol ou ceux des jeunes au nid. Ces bruitages viennent troubler le calme nocturne et peuvent surprendre surtout si nous ne connaissons pas cette espèce.

Comme tous les rapaces nocturnes, ils étaient considérés comme porteurs du mauvais sort… Hé oui, il fallait bien justifier une Peur. (Peur de la nuit, peur de cris d’animaux,…). De nos jours, ils sont protégés et il est bien sûr interdit de les tuer ou de porter atteinte à leurs nids et jeunes. Ils ont tous leur rôle à jouer dans la nature et leur présence est un bon indicateur de la biodiversité de nos territoires.

La Chouette Effraie chasse essentiellement des petits rongeurs dont un grand nombre de campagnols et parfois aussi de petits oiseaux.

Ses effectifs sont à la baisse. Ses milieux de chasse (prairies et bandes enherbées) disparaissent de nos paysages. Les clochers de nos villages sont pratiquement tous grillagés pour éviter la nidification des pigeons.

Cette crise du logement et de la nourriture ne profite donc pas à la Dame Blanche.

Sur 43 chouettes Effraies accueillies au centre de soins, 28 ont été victimes de collision avec des voitures.

Pourquoi ?

Elle vient chasser le long des routes car les fossés abritent des populations de rongeurs. Au plus près donc de la circulation et inévitablement augmentation des collisions…

Autre impact ? Certaines routes surélevées…Certains troçons routiers ou autoroutiers se trouvent plus haut que leurs abords. La pauvre chouette qui vole à mi hauteur pour localiser les rongeurs le long des bas côtés va ainsi traverser la chaussée à hauteur des voitures et donc…

Que pouvons nous faire pour la Chouette Effraie ?

– Favoriser les bandes enherbées, les prairies, les haies, les jardins “au naturel” pour favoriser son nourrissage

– Implanter des haies le long des routes surélevées. Elle cherchera ainsi à prendre de la hauteur

– Participer à la pose de nichoirs dans les communes où des couples sont déjà installés et dans les villages proches (pour favoriser l’expansion de l’espèce —> Corridor écologique)

Soyez prudents sur les routes et préférez prendre le temps d’admirer le vol de la Chouette Effraie. Elle est vraiment magnifique !

Pour tout renseignement :

contact@csfl.fr

Tél : 09 70 57 30 30

Vous êtes nombreux à nous demander s’il est nécessaire d’aider les oiseaux en cette saison, et de plus, sans neige et sans gelées.

Ils peuvent faire face au froid car leur plumage leur offre une bonne isolation thermique. Par contre, leur plus grand défi est de trouver de la nourriture.

Les espèces insectivores ont quitté nos régions pour migrer vers des horizons plus ensoleillés et hospitaliers mais ceux qui restent dans nos contrées vont dépenser leur énergie à la recherche essentiellement de différentes graines et aussi de lombrics (vers de terre) et larves.

L’urbanisation, les réformes agricoles et l’engouement du « tout propre » ont fait disparaître haies et autres herbes folles, sources de nourriture de la faune sauvage, de nos paysages. Cette année, la longue période de sécheresse a limité la croissance de la végétation et donc la production de graines.

Peu de ressources alimentaires comme en période de neige finalement. Alors, OUI, nous pouvons les aider à passer cette mauvaise période en leur mettant à disposition de la nourriture adaptée.

A privilégier :

Graines de tournesol noir

Pains de graisse végétale (sans huile de palme)

Nourriture pour volailles

Beurre non salé

Vers de farine (même séchés)

Tas de feuilles au pied des haies (pour les lombrics et les larves)

Fruits du verger, noix, noisettes

A éviter :

Pain (C’est un faux ami car sa consommation excessive va dérégler le métabolisme des oiseaux (peu de nutriments), leur entraîner des troubles digestifs (il gonfle) et sans oublier qu’il contient du sel (intoxication)

Graines et aliments salés

Riz

Et les boules de graisse vendues dans des filets —> les oiseaux peuvent rester accrochés au filet (qui est plastique en plus…)

Une soucoupe d’eau est également recommandée

La pose de nichoirs sera aussi judicieuse car ils seront occupés comme dortoirs l’hiver.

Vous habitez non loin de notre structure ? Vous pourrez trouver en vente au Jardin Nature des sacs de graines de tournesol noir et autres pains de graisse.

Les oiseaux quittent nos régions pour d’autres cieux plus cléments dans le but d’y trouver de la nourriture.

La Cigogne Blanche fait partie de ces espèces migratrices (même si certaines hivernent ces dernières années…) et leurs grandes ailes (environ 1,60 m d’envergure) leur permettent d’utiliser au mieux les vents favorables et courants thermiques pour parcourir de grandes distances sans dépenser trop d’efforts.

Malheureusement, si elles n’ont rien à craindre à très haute altitude, le danger de collision avec les infrastructures électriques et éoliennes est important lorsqu’elles cherchent à gagner un terrain de chasse ou un perchoir. Certaines conditions météorologiques (brouillard, vent, …) ne leur permettent pas de distinguer parfaitement ces éléments.

Ainsi, le 31 Août nous avons été avertis de la découverte d’une Cigogne Blanche gisant à terre. Les analyses ont permis de découvrir un traumatisme crânien, l’oiseau ayant vraisemblablement percuté une ligne électrique.

Après plusieurs semaines de soins et de rééducation, elle a pu être relâchée en compagnie d’une autre cigogne.

L’oiseau était bagué et nous apprenons que c’est un jeune de l’année, né en Allemagne, à Dietrichingen. Elle venait d’effectuer son premier vol migratoire !

Nous tenons à remercier Dominique Klein, notre très dévoué Monsieur Cigogne, d’avoir pu rapidement nous renseigner sur l’origine de la bague.

Nous espérons revoir A2A84 (c’est son numéro !) sur un nid le printemps prochain 🙂

Liens vers articles Cigognes Blanches :

 

La sécheresse qui persiste sur notre région impacte notre quotidien en entraînant des pénuries d’eau.

La faune sauvage n’est pas épargnée par ce phénomène climatique.

Les oiseaux ont besoin d’eau pour s’hydrater mais aussi entretenir leur plumage et ce, par tout temps. De plus, une petite glande à la base de leur queue secrète une matière grasse qui leur permet d’imperméabiliser leurs plumes. Ils s’affairent ainsi chaque jour à se toiletter pour garantir une qualité de plumage et d’isolation thermique.

Une soucoupe de pot de fleurs remplie d’eau sera rapidement repérée par les familles d’oiseaux aux alentours qui vous feront bénéficier de leurs jolis spectacles de bains, leur permettant de conserver des plumes en bon état, essentiel pour leur survie.

Attention tout de même aux piscines non couvertes et grands abreuvoirs de bétail, ils peuvent s’y noyer !

Vous avez investi dans un robot tondeuse et vous ne savez quoi faire de votre ancienne tondeuse ?

Pour l’entretien de nos volières et de notre terrain, nous recherchons une tondeuse et une débroussailleuse thermiques.

Nous ne sommes pas des mécaniciens. Alors nous souhaitons qu’elles soient en état de fonctionnement 🙂

Merci de nous contacter au 09 70 57 30 30 ou par mail à contact@csfl.fr

D’avance merci

Le CSFL

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