Soigner et relâcher les animaux sauvages en détresse

Actualités du Centre de Sauvegarde de la Faune Lorraine

Vous êtes nombreux à nous demander s’il est nécessaire d’aider les oiseaux en cette saison, et de plus, sans neige et sans gelées.

Ils peuvent faire face au froid car leur plumage leur offre une bonne isolation thermique. Par contre, leur plus grand défi est de trouver de la nourriture.

Les espèces insectivores ont quitté nos régions pour migrer vers des horizons plus ensoleillés et hospitaliers mais ceux qui restent dans nos contrées vont dépenser leur énergie à la recherche essentiellement de différentes graines et aussi de lombrics (vers de terre) et larves.

L’urbanisation, les réformes agricoles et l’engouement du « tout propre » ont fait disparaître haies et autres herbes folles, sources de nourriture de la faune sauvage, de nos paysages. Cette année, la longue période de sécheresse a limité la croissance de la végétation et donc la production de graines.

Peu de ressources alimentaires comme en période de neige finalement. Alors, OUI, nous pouvons les aider à passer cette mauvaise période en leur mettant à disposition de la nourriture adaptée.

A privilégier :

Graines de tournesol noir

Pains de graisse végétale (sans huile de palme)

Nourriture pour volailles

Beurre non salé

Vers de farine (même séchés)

Tas de feuilles au pied des haies (pour les lombrics et les larves)

Fruits du verger, noix, noisettes

A éviter :

Pain (C’est un faux ami car sa consommation excessive va dérégler le métabolisme des oiseaux (peu de nutriments), leur entraîner des troubles digestifs (il gonfle) et sans oublier qu’il contient du sel (intoxication)

Graines et aliments salés

Riz

Et les boules de graisse vendues dans des filets —> les oiseaux peuvent rester accrochés au filet (qui est plastique en plus…)

Une soucoupe d’eau est également recommandée

La pose de nichoirs sera aussi judicieuse car ils seront occupés comme dortoirs l’hiver.

Vous habitez non loin de notre structure ? Vous pourrez trouver en vente au Jardin Nature des sacs de graines de tournesol noir et autres pains de graisse.

Les oiseaux quittent nos régions pour d’autres cieux plus cléments dans le but d’y trouver de la nourriture.

La Cigogne Blanche fait partie de ces espèces migratrices (même si certaines hivernent ces dernières années…) et leurs grandes ailes (environ 1,60 m d’envergure) leur permettent d’utiliser au mieux les vents favorables et courants thermiques pour parcourir de grandes distances sans dépenser trop d’efforts.

Malheureusement, si elles n’ont rien à craindre à très haute altitude, le danger de collision avec les infrastructures électriques et éoliennes est important lorsqu’elles cherchent à gagner un terrain de chasse ou un perchoir. Certaines conditions météorologiques (brouillard, vent, …) ne leur permettent pas de distinguer parfaitement ces éléments.

Ainsi, le 31 Août nous avons été avertis de la découverte d’une Cigogne Blanche gisant à terre. Les analyses ont permis de découvrir un traumatisme crânien, l’oiseau ayant vraisemblablement percuté une ligne électrique.

Après plusieurs semaines de soins et de rééducation, elle a pu être relâchée en compagnie d’une autre cigogne.

L’oiseau était bagué et nous apprenons que c’est un jeune de l’année, né en Allemagne, à Dietrichingen. Elle venait d’effectuer son premier vol migratoire !

Nous tenons à remercier Dominique Klein, notre très dévoué Monsieur Cigogne, d’avoir pu rapidement nous renseigner sur l’origine de la bague.

Nous espérons revoir A2A84 (c’est son numéro !) sur un nid le printemps prochain 🙂

Liens vers articles Cigognes Blanches :

 

La sécheresse qui persiste sur notre région impacte notre quotidien en entraînant des pénuries d’eau.

La faune sauvage n’est pas épargnée par ce phénomène climatique.

Les oiseaux ont besoin d’eau pour s’hydrater mais aussi entretenir leur plumage et ce, par tout temps. De plus, une petite glande à la base de leur queue secrète une matière grasse qui leur permet d’imperméabiliser leurs plumes. Ils s’affairent ainsi chaque jour à se toiletter pour garantir une qualité de plumage et d’isolation thermique.

Une soucoupe de pot de fleurs remplie d’eau sera rapidement repérée par les familles d’oiseaux aux alentours qui vous feront bénéficier de leurs jolis spectacles de bains, leur permettant de conserver des plumes en bon état, essentiel pour leur survie.

Attention tout de même aux piscines non couvertes et grands abreuvoirs de bétail, ils peuvent s’y noyer !

Vous avez investi dans un robot tondeuse et vous ne savez quoi faire de votre ancienne tondeuse ?

Pour l’entretien de nos volières et de notre terrain, nous recherchons une tondeuse et une débroussailleuse thermiques.

Nous ne sommes pas des mécaniciens. Alors nous souhaitons qu’elles soient en état de fonctionnement 🙂

Merci de nous contacter au 09 70 57 30 30 ou par mail à contact@csfl.fr

D’avance merci

Le CSFL

Elle vit au plus près des Hommes et toute sa vie en dépend !

Elle a besoin de terrains à végétation basse pour chasser les insectes, lombrics et petits rongeurs. Elle apprécie donc les parcs qui accueillent des moutons et autres ruminants, qui vont entretenir une herbe rase, et du fait de leurs déjections, vont attirer des gros coléoptères comme des bousiers. Et la boucle est bouclée 🙂

C’est dans cet environnement que la Chouette Chevêche va chercher une cavité pour établir son nid. Vieille bâtisse, grenier, hangar mais aussi trou dans un vieux saule ou un pommier font partie de ses investigations dans son territoire. Et parfois aussi un nichoir posé à son attention.

Mais sa proximité avec l’Homme peut malheureusement lui porter préjudice. Son vol bas lui est souvent fatal le long de routes fréquentées, victime de collisions avec les voitures.

Cheminées, conduits en métal représentent des pièges mortels car la Chouette Chevêche ne pourra plus y ressortir. Ainsi, elle a été très impactée dans le passé avec les nombreux poteaux téléphoniques creux avant qu’ils ne soient tous obturés….

Autre danger que représentent les grands abreuvoirs pour le bétail car la petite chouette s’y noie en voulant s’y baigner.

Les animaux domestiques peuvent aussi attraper des jeunes chouettes, très intrépides et curieuses, sortant de leur nid avant de savoir voler.

Cette petite Chouette Chevêche mérite toute notre attention et sa conservation ne dépend que de nous. Si vous avez la chance d’accueillir ce rapace nocturne dans votre commune, essayez de limiter les différents pièges énumérés avant. Vous pourrez profiter de sa présence très longtemps !

Et puis, cette jolie chouette n’est autre que le symbole de la sagesse car son nom latin, Athene Noctua, fait référence à Athena, la Déesse de la Sagesse… Elle mérite vraiment que nous la protégions.

En cas de découverte de chouette chevêche en détresse, appelez le 09 70 57 30 30

La Nature est votre centre d’intérêt ? Vous avez entre 16 et 25 ans ?

Nous recherchons à partir du 1er Novembre un(e) Service Civique pour une mission de 8 mois au centre de soins, basé à Valleroy (54).

Vous êtes intéressé(e) ? Envoyez nous votre CV et une lettre de motivation à : contact@csfl.fr

Pour plus de renseignements, appelez nous au 09 70 57 30 30

Merci

L’équipe du CSFL

Vous l’avez remarqué : le froid est de retour. Premières petites gelées nocturnes. Normal, nous sommes en automne.

Et donc, tous nos mammifères « léthargiques » , (qui vont entamer leur phase de sommeil hivernal) sont à la recherche de nourriture et de… gîtes.

Le Hérisson s’affaire encore à trouver de la nourriture pour prendre du poids. Vous pouvez donc en voir dans vos jardins s’activer un peu plus que d’habitude. Ils sont à la recherche active de vers, insectes, limaces, qu’ils peuvent trouver sous les feuilles tombées à terre, et fruits (nombreux cette année).

Aubaine que procure cette saison avec la chute des feuilles et la constitution de ce que l’on appelle l’humus.

Rien de plus précieux pour les hérissons mais aussi pour toute la faune que ce matelas de vie. Car beaucoup de petites « bébètes » s’y cachent et vont permettre aux autres animaux d’y trouver leur nourriture.

Ces amas de feuilles vont lui permettre aussi d’y établir sa cachette pour l’hiver, à l’abri d’une haie touffue et tranquille.

Alors attention si vous entreprenez des travaux de jardinage. Les tas de végétaux (feuilles et branchages) peuvent dissimuler un gîte à hérissons !

Si vous souhaitez soutenir la population de hérissons, favorisez la plantation de haies indigènes (qui sont de souches locales : hêtres, charmilles, érables champêtres,…) et laisser des zones en herbes folles.

Ils pourront y trouver naturellement nourriture et dortoirs !

Ce petit faucon (environ 80 cm d’envergure) ne passe pas inaperçu avec son vol en Saint Esprit (ou vol sur place) au dessus des prairies ou autres fossés enherbés. Il bat rapidement des ailes tout en laissant sa tête immobile, lui permettant de scruter avec précision le moindre mouvement d’un campagnol ou autre petit rongeur. Ensuite, il entame une descente rapide par étape avant de fondre sur sa proie . Cette technique de chasse est caractéristique du faucon Crécerelle.

Ce rapace a donc besoin d’un environnement de prairies ou jachères pour chasser et donc se nourrir (campagnols, insectes, lézards) et d’un bosquet d’arbres, d’un hangar ou grande bâtisse voire d’un pylône électrique pour établir son nid (ou du moins occuper un ancien nid vide inoccupé de corneilles ou de rapaces). Car comme tous les faucons, le crécerelle ne construit pas de nid. On peut aussi trouver des couples nicheurs en ville. L’oiseau pouvant y trouver une cavité dans une cathédrale ou un immeuble et partir en chasse dans les grands parcs se trouvant en périphérie.

Cette année, nous avons recueilli 57 faucons crécerelles en détresse dont une grande partie de jeunes tombés du nid (après un orage ou chute accidentelle). Les autres causes d’accueil sont les collisions avec des infrastructures humaines (câbles électriques ,…) et les voitures.

Une étude LPO publiée en 2017 mentionne que le Faucon Crécerelle représente la 3ème espèce française la plus impactée par les parcs éoliens.

Il est possible d’aider le faucon crécerelle en installant des nichoirs sur les pignons des grandes bâtisses ou arbres isolés en campagne. Bien sûr, pour maintenir ses populations, un paysage de prairies, bandes enherbées et jachères lui permettra d’y trouver les petits rongeurs dont il se nourrit essentiellement.

En cas de découverte d’un faucon crécerelle en détresse, appelez nous au 09 70 57 30 30

Nous avons recueilli un jeune Lérot en détresse et nous profitons de l’occasion pour vous faire découvrir ce petit rongeur « au masque noir » qui a souvent mauvaise réputation mais qui fait partie de la liste rouges des espèces menacées de disparition. Animal nocturne, peu de personnes ont eu réellement l’occasion de le rencontrer.

Cette espèce arboricole qui passe la plus grande partie de sa vie en hauteur, fréquente parfois les greniers des maisons pour y établir son nid ou sa cache hivernale. Hé oui, il hiberne tout comme le hérisson ! Sinon il va chercher une cavité dans un arbre, muret, vieux bâtiment ou un nichoir.

Ce petit rongeur (15 cm de long sans la queue) aux dents pointues a un régime alimentaire plutôt carnivore car il recherche pour se nourrir outre des baies et des fruits, des insectes (80 %) et parfois d’autres petits animaux (souris, escargots,..). A la fin de l’été, il jette son dévolu sur les fruits et autres graines. Son objectif : prendre du poids pour passer l’hiver en léthargie.

Avec une seule portée par an, le Lérot n’est pas une espèce qui peut pulluler comme les souris, rats,…

Il est la victime de nombreux prédateurs (chats, fouines, rapaces nocturnes) mais aussi de pièges et autres poisons disposés pour l’éliminer ou destinés à d’autres rongeurs.

En cas de gêne ou de dégâts dans une maison, il serait préférable de l’attraper vivant pour aller le relâcher dans une forêt voisine afin de préserver ses populations.

Le Lérot a son rôle à jouer dans la nature et par son régime alimentaire, il nous débarrasse d’insectes ravageurs. Ainsi, dans certaines communes de la façade atlantique, on le privilégie, comme les mésanges, pour s’attaquer aux larves de chenilles processionnaires qui profitent de l’absence de prédateur pour proliférer.

Alors, apprenons à cohabiter avec le Lérot et préservons autour de nous un biotope qui lui serait favorable (vergers et forêts avec de vieux arbres et/ou nichoirs qui pourraient lui offrir des caches pour élever sa portée et hiberner en toute tranquillité)

Offrons l’opportunité aux générations futures d’observer ce petit rongeur « masqué »

L’été joue les prolongations dans notre région et nous accueillons encore de jeunes animaux.

Ainsi, lièvres, hérissons font partie des appels des derniers jours mais aussi ce rare chaton forestier. Arrivé très maigre, il est suivi de près par l’équipe de soins afin de stabiliser son état de santé et permettre en toute sécurité un transfert vers le centre GORNA, spécialisé dans l’espèce.

Une jeune chouette effraie vient aussi d’être découverte mais l’espèce est connue pour nicher en fonction de la disponibilité des ressources alimentaires.

L’ « été indien » nous réservera t il encore d’autres surprises ? Les animaux sont aussi impactés par les effets du changement climatique. La nature n’a que le choix d’évoluer et de s’adapter, et cela depuis des millions d’années.

Alors, à suivre…., et de notre côté, nous préparerons tous les biberons nécessaires pour aider ces jeunes animaux en détresse.

Pour rappel, en cas de découverte d’un animal blessé ou en difficulté, appelez le 09 70 57 30 30

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