Soigner et relâcher les animaux sauvages en détresse

Actualités du Centre de Sauvegarde de la Faune Lorraine

La Nature est votre centre d’intérêt ? Vous avez entre 16 et 25 ans ?

Nous recherchons à partir du 1er Novembre un(e) Service Civique pour une mission de 8 mois au centre de soins, basé à Valleroy (54).

Vous êtes intéressé(e) ? Envoyez nous votre CV et une lettre de motivation à : contact@csfl.fr

Pour plus de renseignements, appelez nous au 09 70 57 30 30

Merci

L’équipe du CSFL

Vous l’avez remarqué : le froid est de retour. Premières petites gelées nocturnes. Normal, nous sommes en automne.

Et donc, tous nos mammifères « léthargiques » , (qui vont entamer leur phase de sommeil hivernal) sont à la recherche de nourriture et de… gîtes.

Le Hérisson s’affaire encore à trouver de la nourriture pour prendre du poids. Vous pouvez donc en voir dans vos jardins s’activer un peu plus que d’habitude. Ils sont à la recherche active de vers, insectes, limaces, qu’ils peuvent trouver sous les feuilles tombées à terre, et fruits (nombreux cette année).

Aubaine que procure cette saison avec la chute des feuilles et la constitution de ce que l’on appelle l’humus.

Rien de plus précieux pour les hérissons mais aussi pour toute la faune que ce matelas de vie. Car beaucoup de petites « bébètes » s’y cachent et vont permettre aux autres animaux d’y trouver leur nourriture.

Ces amas de feuilles vont lui permettre aussi d’y établir sa cachette pour l’hiver, à l’abri d’une haie touffue et tranquille.

Alors attention si vous entreprenez des travaux de jardinage. Les tas de végétaux (feuilles et branchages) peuvent dissimuler un gîte à hérissons !

Si vous souhaitez soutenir la population de hérissons, favorisez la plantation de haies indigènes (qui sont de souches locales : hêtres, charmilles, érables champêtres,…) et laisser des zones en herbes folles.

Ils pourront y trouver naturellement nourriture et dortoirs !

Ce petit faucon (environ 80 cm d’envergure) ne passe pas inaperçu avec son vol en Saint Esprit (ou vol sur place) au dessus des prairies ou autres fossés enherbés. Il bat rapidement des ailes tout en laissant sa tête immobile, lui permettant de scruter avec précision le moindre mouvement d’un campagnol ou autre petit rongeur. Ensuite, il entame une descente rapide par étape avant de fondre sur sa proie . Cette technique de chasse est caractéristique du faucon Crécerelle.

Ce rapace a donc besoin d’un environnement de prairies ou jachères pour chasser et donc se nourrir (campagnols, insectes, lézards) et d’un bosquet d’arbres, d’un hangar ou grande bâtisse voire d’un pylône électrique pour établir son nid (ou du moins occuper un ancien nid vide inoccupé de corneilles ou de rapaces). Car comme tous les faucons, le crécerelle ne construit pas de nid. On peut aussi trouver des couples nicheurs en ville. L’oiseau pouvant y trouver une cavité dans une cathédrale ou un immeuble et partir en chasse dans les grands parcs se trouvant en périphérie.

Cette année, nous avons recueilli 57 faucons crécerelles en détresse dont une grande partie de jeunes tombés du nid (après un orage ou chute accidentelle). Les autres causes d’accueil sont les collisions avec des infrastructures humaines (câbles électriques ,…) et les voitures.

Une étude LPO publiée en 2017 mentionne que le Faucon Crécerelle représente la 3ème espèce française la plus impactée par les parcs éoliens.

Il est possible d’aider le faucon crécerelle en installant des nichoirs sur les pignons des grandes bâtisses ou arbres isolés en campagne. Bien sûr, pour maintenir ses populations, un paysage de prairies, bandes enherbées et jachères lui permettra d’y trouver les petits rongeurs dont il se nourrit essentiellement.

En cas de découverte d’un faucon crécerelle en détresse, appelez nous au 09 70 57 30 30

Nous avons recueilli un jeune Lérot en détresse et nous profitons de l’occasion pour vous faire découvrir ce petit rongeur « au masque noir » qui a souvent mauvaise réputation mais qui fait partie de la liste rouges des espèces menacées de disparition. Animal nocturne, peu de personnes ont eu réellement l’occasion de le rencontrer.

Cette espèce arboricole qui passe la plus grande partie de sa vie en hauteur, fréquente parfois les greniers des maisons pour y établir son nid ou sa cache hivernale. Hé oui, il hiberne tout comme le hérisson ! Sinon il va chercher une cavité dans un arbre, muret, vieux bâtiment ou un nichoir.

Ce petit rongeur (15 cm de long sans la queue) aux dents pointues a un régime alimentaire plutôt carnivore car il recherche pour se nourrir outre des baies et des fruits, des insectes (80 %) et parfois d’autres petits animaux (souris, escargots,..). A la fin de l’été, il jette son dévolu sur les fruits et autres graines. Son objectif : prendre du poids pour passer l’hiver en léthargie.

Avec une seule portée par an, le Lérot n’est pas une espèce qui peut pulluler comme les souris, rats,…

Il est la victime de nombreux prédateurs (chats, fouines, rapaces nocturnes) mais aussi de pièges et autres poisons disposés pour l’éliminer ou destinés à d’autres rongeurs.

En cas de gêne ou de dégâts dans une maison, il serait préférable de l’attraper vivant pour aller le relâcher dans une forêt voisine afin de préserver ses populations.

Le Lérot a son rôle à jouer dans la nature et par son régime alimentaire, il nous débarrasse d’insectes ravageurs. Ainsi, dans certaines communes de la façade atlantique, on le privilégie, comme les mésanges, pour s’attaquer aux larves de chenilles processionnaires qui profitent de l’absence de prédateur pour proliférer.

Alors, apprenons à cohabiter avec le Lérot et préservons autour de nous un biotope qui lui serait favorable (vergers et forêts avec de vieux arbres et/ou nichoirs qui pourraient lui offrir des caches pour élever sa portée et hiberner en toute tranquillité)

Offrons l’opportunité aux générations futures d’observer ce petit rongeur « masqué »

L’été joue les prolongations dans notre région et nous accueillons encore de jeunes animaux.

Ainsi, lièvres, hérissons font partie des appels des derniers jours mais aussi ce rare chaton forestier. Arrivé très maigre, il est suivi de près par l’équipe de soins afin de stabiliser son état de santé et permettre en toute sécurité un transfert vers le centre GORNA, spécialisé dans l’espèce.

Une jeune chouette effraie vient aussi d’être découverte mais l’espèce est connue pour nicher en fonction de la disponibilité des ressources alimentaires.

L’ « été indien » nous réservera t il encore d’autres surprises ? Les animaux sont aussi impactés par les effets du changement climatique. La nature n’a que le choix d’évoluer et de s’adapter, et cela depuis des millions d’années.

Alors, à suivre…., et de notre côté, nous préparerons tous les biberons nécessaires pour aider ces jeunes animaux en détresse.

Pour rappel, en cas de découverte d’un animal blessé ou en difficulté, appelez le 09 70 57 30 30

Nous avons accueilli à ce jour 15 cigognes blanches en détresse.

Chutes, collisions mais aussi épuisement représentent les grandes causes des accueils.

La sécheresse a fortement impacté les jeunes oiseaux par un manque de nourriture. Les cigognes aiment parcourir les milieux humides à la recherche de lombrics, grenouilles et autres batraciens, rongeurs et gros insectes. Mais cette année, la canicule a tout grillé et les proies étaient peu nombreuses.

Peu nourris, les cigogneaux ont souffert de carences et se trouvaient trop faibles lors de l’envol.

Après une période de soins et de réadaptation, nous avons déjà pu relâcher 7 oiseaux.

Si vous observez des cigognes en difficulté, contactez nous rapidement par téléphone au 09 70 57 30 30.

Suite à notre appel à renfort, nous avons reçu de l’aide de toute la France !

Certaines personnes sont venues de l’Oise, du Loiret, de la région parisienne pour venir porter main forte à l’équipe en place. D’autres sont du secteur et sont venues à notre découverte.

Les tâches sont multiples : nourrissage des animaux, entretien des locaux, des volières, préparation de la nourriture,…

Il est vraiment agréable de ressentir tout cet élan de générosité

Alors un tout grand MERCI à toutes ces personnes.

Et toutes sont reparties avec l’envie de revenir !

Quand tu donnes, tu perçois plus que tu ne donnes, car tu n’étais rien et tu deviens.

Antoine de Saint-Exupéry

Nous venons d’accueillir une jeune pie grièche écorcheur, trouvée très affaiblie.

Migratrice, cette famille d’oiseaux peut être observée en Lorraine de Mai à mi Août.

Le territoire de la Pie Grièche écorcheur se caractérise par un environnement mélangeant prairies et haies dans lesquelles elle peut y établir son nid et surtout un bon perchoir pour repérer et chasser essentiellement de gros insectes et lézards.

La disparition de ces milieux entraîne inéluctablement une raréfaction de cet oiseau.

La jeune pie grièche se porte bien et retrouve du tonus. Nous espérons pouvoir la relâcher très prochainement !!!

Nous sommes confrontés à une recrudescence d’accueils, accentuée par l’évènement de canicule.

Notre équipe se trouve malheureusement en effectif réduit pendant cette période de vacances et aurait grandement besoin de renfort pour le nourrissage des animaux, l’entretien et le nettoyage des volières et infrastructures de soins.

Pour nous permettre de gérer au mieux les animaux en soins et faire face aux nombreux appels téléphoniques, nous sommes à la recherche de bénévoles, écovolontaires disponibles et ce jusqu’à mi septembre.

En partenariat avec le camping de la base de loisirs de Serry de Moineville (à 4,9 km du CSFL), nous vous offrons la possibilité de vous héberger gratuitement. Le site dispose de toute l’infrastructure utile et nécessaire pour le camping (sanitaires,douches, emplacements tentes).

Vous souhaitez nous aider, envoyez un mail à contact@csfl.fr en précisant vos coordonnées et vos disponibilités.

D’avance un grand merci

L’épisode de forte chaleur qui va sévir pendant quelques jours sur la région Grand Est va perturber les oiseaux qui nichent sous les toits ou les tuiles de nos maisons et bâtiments.

Et principalement, le Martinet Noir qui y établit son nid.

Une simple fissure sous un toit lui permet de s’y faufiler et d’établir à même la pierre un nid pouvant abriter 2 à 3 œufs.

Dans ces conditions, les jeunes ne peuvent supporter la chaleur étouffante des journées de canicule et cherchent à y échapper en voulant sortir du nid et…. se retrouvent à terre !

Sans plumage et armés de petites pattes griffues (qui leur servent à s’accrocher aux aspérités des murs et falaises), ils sont incapables de pouvoir s’envoler.

Le Martinet Noir malgré son apparence de petit rapace n’est qu’un passereau qui ne se nourrit que de petits insectes qu’ils capturent en vol en ouvrant largement son bec.

Fait extraordinaire : il ne se pose jamais ! Sauf pour nicher

Il passe sa vie en vol autant pour dormir, que pour se reproduire.

Il quitte notre région début Août pour migrer en Afrique (parfois jusqu’en Afrique du Sud).

Alors ce petit champion mérite que nous lui portions secours afin que ses jeunes puissent aussi rejoindre le ciel azuré.

Contactez un des 4 centres de soins de la faune sauvage de la Région Grand Est en fonction de votre localisation : https://www.csfl.fr/liens-utiles/

Pour la Lorraine, appelez nous au 09 70 57 30 30

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