Centre de Sauvegarde de la Faune Lorraine

Centre de Sauvegarde de la Faune Lorraine

Soigner et relâcher les animaux sauvages en détresse

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En 2026, le suivi du CSFL fait état de 49 relâchers de busards. Derrière ces retours à la nature, il y a la protection des nichées, la prise en charge des œufs et des jeunes, mais aussi une coopération entre centres de soins. Les busards découverts en Seine-et-Marne et dans les Yvelines ont ainsi été confiés au CSFL par Faune Alfort.

Des soins à l’émancipation

Pour un jeune rapace, savoir voler ne signifie pas encore savoir vivre seul. Le retour à la nature doit lui permettre de développer ses capacités et de devenir autonome.

Le CSFL dispose d’un taquet et d’un environnement adaptés aux busards. Le taquet accompagne un relâcher progressif : les jeunes découvrent leur milieu tout en bénéficiant d’un apport de nourriture pendant leur phase d’émancipation. Ce soutien fait la transition entre leur prise en charge et la recherche autonome de proies.

Faune Alfort et le CSFL : des compétences complémentaires

Les busards du suivi provenant des départements 77 et 78 ont été transférés depuis le centre de soins de Faune Alfort. Leur provenance géographique correspond au lieu de découverte, tandis que leur parcours de sauvegarde se poursuit en Lorraine.

Cette coopération permet aux oiseaux pris en charge par Faune Alfort de bénéficier des installations du CSFL et d’un milieu favorable à leur retour à la vie sauvage.

Pour 2026, le classeur recense 15 juvéniles issus des départements 77 et 78 : 14 relâchés et un mort. Ils comprennent un Busard cendré, trois Busards des roseaux et onze Busards Saint-Martin.

Un bilan de 49 relâchers pour trois espèces

Sur l’ensemble du suivi, 79 entrées sont renseignées : 36 œufs, 10 poussins et 33 juvéniles. Les devenirs enregistrés sont les suivants :

Espèce Relâchés Morts
Busard cendré 14 16
Busard des roseaux 24 14
Busard Saint-Martin 11 0
Total 49 30

Les oiseaux découverts en Meurthe-et-Moselle, Meuse et Moselle représentent 35 relâchers. Les 14 autres concernent les juvéniles provenant de Seine-et-Marne et des Yvelines, confiés par Faune Alfort. Les relâchers enregistrés s’échelonnent du 19 juillet au 6 septembre 2026.

L’accueil au stade oeufs est toujours critique. Leur manipulation, entre le retrait au nid et le transport au centre de soins, doit être très minutieuse. Certains sont arrivés non fécondés. Ils sont classés morts.

Le CSFL dispose d’une couveuse dernière génération qui assure une chaleur et une humidité très contrôlées.

La protection des nichées et les soins se complètent

Les busards nichent au sol. Pour le Busard cendré installé dans les céréales, les travaux agricoles peuvent intervenir alors que les œufs ou les poussins sont encore au nid. Le repérage des nichées et leur protection, en lien avec les exploitants agricoles, restent essentiels.

Le suivi en centre complète celui réalisé sur le terrain. Il décrit notamment le devenir des oiseaux après leur prise en charge. Les résultats du centre et les jeunes envolés comptabilisés dans les nids doivent être rapprochés individuellement avant toute addition, pour éviter les doubles comptes.

Les résultats varient selon le stade à l’accueil : 11 relâchers sont enregistrés parmi les 36 œufs, 7 parmi les 10 poussins et 31 parmi les 33 juvéniles.

De la découverte d’une nichée à l’émancipation d’un jeune rapace, la sauvegarde des busards repose sur une chaîne de compétences. La coopération entre Faune Alfort et le CSFL en est une illustration concrète, au service du retour des oiseaux à la nature.

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